93%
Get the Flash Player to see the wordTube Media Player.
93%, de Ioan Haug. 28/04, Poitiers.
8 commentaires »
Flux RSS des commentaires de cet article.
Laisser un commentaire
Vous devez être identifié pour d�poser un commentaire.









I can’t get no reaction ?!
C’est important d’avoir un retour svp !
Commentaire par iop — Lundi 30 avril 2007 @ 11:55
Eyao Yo après l’anthropo tu passes à la vidéo mais tu y mélange les deux avec brio! Tu as l’air bien à l’aise dans tes baskets ça te va comme un gant en plus, continue moi j’ai bien apprécié!
à tantôt!
Commentaire par Cécile — Lundi 30 avril 2007 @ 13:04
Puisque tu demandes des commentaires je me permettrais de donner le mien. Je trouve l’humour du film très percutant, le sujet intéressant et respectant les personnes. Mais je ressens une gêne car ces jeunes sont exclus de tout (société, politique, famille, boulot, ville, toit, etc.) et le film les laisse en quelque sorte là où ils sont. En effet le film commence par faire un trait d’égalité sur les politiques proposées, reprend l’antienne au début du « tous pareils/tous concurrents, et se termine par soi (le « nous » de soi-même, sans doute le Jésus de la Cène).
Bref, rien ne sert de faire de la politique et de vouloir changer le monde. Tout au mieux changeons nous nous-même. Je ne défends pas l’option inverse à savoir changer le monde mais sans s’impliquer dans le changement. Mais il me semble qu’on se change d’abord et avant tout en changeant le monde là et maintenant. Cela peut passer par une intervention politique (vote, militantisme, manifs,etc.
). Cela peut passer par un film (j’ai revu hier soir « ça commence aujourd’hui de tavernier).
Commentaire par Pascal — Lundi 30 avril 2007 @ 22:38
Je viens de revoir ton film et plusieurs choses me viennent à l’esprit. Connaissant le joyeux drille que tu es je n’ai pas pu m’empêcher d’afficher un petit sourire sur la séquence animé d’introduction qui mélange dans un joyeux bordel christophe lambert dans son plus grand rôle, jesus notre sauveur et ses douze sbires, et le spectacle politique accablant qui agite la france de ces derniers jours. En fait le caractère seulement « drolatique » de la séquence, atteint essentiellement par ta légèreté, suffit qu’on la prenne telle quelle sans se soucier de lui donner plus de sens.
Ensuite cela ne me dérange pas moi, que tu « les laisses là où ils sont », tu n’as pas vocation à devenir leur sauveur. Je trouve l’idée bonne, même si je suis un peu en reste parce qu’on sent qu’ils auraient pu dire des choses sur leur rapport au politique peut être un peu plus profondes que ce qu’ils peuvent en dire dans le film. En fait, pour tout te dire, j’aurais peut être trouvé plus intéressant de parler avec eux de leur rapport intime à la politique que le fait de savoir s’ils ont été voter ou non. Parce qu’ on n’en retient pas grand chose sinon qu’ils n’ont pas l’air d’y croire franchement à tout ça, et qu’ils sont mis en marge de la société même pour les élections, ce dont on se doute déjà. Mais, finallement, est ce qu’ils en ont réellement quelque chose à foutre de ces elections? J’en ai pas le sentiment. Et c’est peut être là que ton film aurait pu prendre une force plus grande et porter un propos un poil plus complexe et intéressant, dans toute la désillusion qu’ils incarnent et qu’ils expriment par leur existance même, celle que tu filmes. On a même l’impression qu’ils essayent de se trouver des excuses bidon au fait de ne pas être allé voter, comme s’ils s’efforçaient de ne pas donner une « mauvaise réponse ». Par contre j’aime le côté brut de ton film, les bruits de chiens, ça gueule et c’est dégueulasse, ça change du strass et des pailllettes des meetings spectacles sursonorisés des prétendants au trône. Sinon on peut saluer l’efficacité d’avoir filmé l’arrêté municipal interdisant les regroupements dans la rue dans tout ce qu’il peut avoir de plus absurde et de révélateur: faire qu’absolument rien ne se passe dans l’espace public, ou en tout cas, rien qui ne soit pas « contrôlé » préalablement et « maitrisé ».
La séquence de fin par contre, (la voix off et la capture d’écran) me semble totalement inutile et inappropriée, tant par sa naïveté que par son caractère assez convenu, ton film en perd en force selon moi.
Voilà ma poule
Commentaire par kropotionniste — Lundi 30 avril 2007 @ 23:34
Ce film me fait penser à un autre film que j’avais vu il y a quelque temps : La Douceur dans l’abîme, de François Bon et Jérôme Schlomoff, (qu’on peut voir notamment à la BPI de Beaubourg) qui tente aussi ce difficile pari de faire parler et de montrer des marginaux et des exclus. Ce film, La Douceur dans l’abîme réussi à éviter l’écueil du voyeurisme (93% n’est jamais voyeur non plus) en proposant aux exclus de se regarder eux-mêmes par une mise en abîme de leur propre parole. Le procédé est très intéressant, par ce qu’il permet d’expression sensible, ce qui à mon avis manque un peu ici.
Commentaire par alexis — Mardi 1 mai 2007 @ 12:19
Le prout te démasque, on te reconnait trop. Et en plus on devine pour qui tu ne votes pas.
Sinon, j’ai du mal à être objective, vu ce qui est arrivé dernièrement à mon chat.
Ce que je retiens du film :
- certains SDF ont envie de voter (je pensais que c’était plustôt le cadet de leurs soucis, donc ce film est utile rien que pour ça) ;
- les SDF peuvent-ils ou non voter aevc une seule carte d’identité ??? On n’a pas la réponse en fait.
- j’ai rigolé quand la fille a dit « les Verts sont pas mal » (alors que le squatt est crade). désolée.
- l’avis municipal est affligeant s’il est bel et bien discriminatoire. Maintenant, est-ce que ces personnes tiennent leurs animaux en laisse (cf. la mésaventure de mon chat, j’avais dit que j’aurai du mal à être objective) ?
- on sent un parti pris (pour eux), est-ce voulu ?
Commentaire par ndy ndy — Mardi 1 mai 2007 @ 14:38
Déjà, merci à vous tous de m’avoir fait part de vos impressions, interrogations, suggestions.
Bon alors j’vais tenter de vous répondre, les uns après les autres, ca qui formera un tout ma foi, car des réactions se font échos entre elles, allant dans le même sens comme d’autres opposées.
Déjà, Cécile, quand tu veux où tu veux ;)
Pascal.. « je ressens une gêne car ces jeunes sont exclus de tout », oui, moi aussi ça me gène.. alors j’essaie de ne pas les exclure de ma vie, de ne pas les prendre au même titre qu’un lampadaire ou un banc dans ma perception de tous les jours, comme d’ailleurs j’essaie de le faire pour tout un chacun.. Avoir conscience de soi parmis les autres !
Alors, effectivement, j’ai pas cherché à les sauver.. mais j’entends tellement de choses sur les gars de la rue qu’alors j’ai tenté de casser un ou deux préjugés, car « les gars d’la rue » en sont porteurs! Par contre, je renie pas le fait que, dans ce genre de démarche (100jours), je suis plus ensible à « prêter » la parole à ceux qu’on entend le moins. Voir à ceux et celles qu’on ne veut pas voir.
Krapossionniste ! euh pardon, Kropotionniste :p
Déjà, je me marrais à l’avance sur ma fin bisounours que je savais pertinemment que tu ne pourrais pas la blairer !! Mais j’suis comme ça, et je l’assume hhéhéhé.
Après, c’est vrai qu’il y a une désinvolture dans leurs manières de répondre aux questons quand à la politique, du moins au vote, qui transparait à mes images, et dans le rapport que nous avons eu (je précise pour tous que nous ne nous connaissions pas avant ce tournage, j’ai juste la veille alpagué 2 personnes, le « fils de José Buvé » et une demoiselle qu’on entend juste pour l’arrêté municipal, et ils m’ont invité à passer le dimanche du premier tour avec eux). Néanmoins, je trouve qu’on sent en eux un rapport plutôt fataliste avec celui qu’ils et elles ont avec leur environnement, la « société », dont il me paraît clair qu’ils s’en sentent en marge. Ca n’est pas qu’ils sont désintéressés, je dirai qu’ils sont désabusés. Et sans être haineux (préjugé que j’aurai tendance à avoir eu au départ). Dixit le gars en voix off : »..que se soit n’importe quel président qui passe, juste que de toutes façons ça se passe bien, [...] nous de notre côté on essaye de faire le mieux possible, qu’eux aussi essayent de faire le mieux possible. »
Alors ouais, il y a un manque d’engagement, possiblement « des excuses bidons » dans leurs réponses. Oui, ça aurait le mérite d’être plus creusé.
Mais l’objet de mon sujet, finalement, est je pense moins profond dans la démarche de lA politique étatique, il vise plus plutôt déjà à montrer que ces jeunes (de mon âge) existent, et qu’ils ne sont pas mauvais, et qu’ils n’ont pas forcément voulu se retrouver dans la situation dans laquelle ils sont. Que, pour certains, ils recherchent plus de décense, un sentiment de fierté, d’intégration, non pas forcément au système de la société, mais au genre humain.
Alexis ! (et ses poèmes sur les jupes héhé)(j’en ai fait un sur le pyjama récemment mdr)
Merci pour la référence, j’essaie de me procurer ce film. Je t’en donne une à mon tour : le groupe Medvedkine, groupe de cinéastes indépendants qui, dans les années 60 (si je dis pas de conneries), se sont penchés pour les premiers vidéastes sur les conditions des ouvriers en France (Besançon puis Sochaux), à qui petit à petit ils ont passé des caméras et micro pour qu’ils fassent eux même leurs films, car comme le dit l’un des vidéaste du groupe (à peu près :) « le meilleur film qui sera fait sur les ouvriers sera celui que vous ferez vous même ».
Ah ! au fait, je suis intéressé de savoir ce que tu entends par « expression sensible ».
Ndy Ndy ! Déjà, je précise pour les potentiels lecteurs que le chat de Ndy Ndy s’est fait salement amocher par des chiens de voisins squatters, qui en plus ces cons ne se seraient pas vraiment excusés, alors que responsables. Il y a des bons et des cons partout… J’espère qu’Ubu se remet bien !
Je te réponds dans l’ordre de tes 5 tiré :
- content que ça ait cassé un apriori.
- on ne peut pas voter avec qu’une carte d’identité. Par contre, pour la question de la domiciliation, elle peut se faire auprès d’asso qui se prètent comme boîte aux lettres on va dire, ce qui permet de donner une domiciliation et du coup d’avoir une carte d’électeur, et de faire des démarches auprès des assédics et autres trucs administratifs de l’Etat. Mais bon, faut le savoir… (Ne pas hésiter à faire tourner le mot !)
- Merde ! le squat a l’air crade, mais je t’assure qu’ils nettoient, on voit (trop) furtivement des sacs poubelle remplis (plan d’ensemble sur la tente).
- En ville ils sont tenus d’avoir les chiens en laisse. Ceux que je croise à Angoulème respectent cette règle pour la majorité. En ville tout au moins.
- Partis pris ? oui, évidemment !
Voilà, encore merci tout le monde. Sinon, juste un regret dans mon texte de voix off : je parle de la foi à la fin car je voulais faire échos à ce que les politiciens ont appellé « les professions de foi », càd les prospectus propagandistes sur leur volonté d’être élu. Je me suis manqué, car je crois que ça ne se comprend pas plus que ça.
Ciao ciaoooo !
Commentaire par iop — Mercredi 2 mai 2007 @ 11:47
Oh les gars ! C’est crade, y sont exclus, y bouffent des chats ! Oh ! Vous ètes sincères ?
Je vois surtout un joyeux pique-nique ; la toile de Manet « un déjeuner sur l’herbe » aurait aussi pu servir d’illustration. Allez la voir : il y a un panier renversé, des reliefs de repas, et la même indolence d’un bel après-midi ensoleillé.
Les élections c’est pas leur priorité, l’action politique, eux ils la vivent (et la subissent) tous les jours. Envie de camions, envie de passer de Sdf à Traveller, de vivre un autre rapport à la vie, à la société ; c’est bien du politique ça.
Et ce qui me choque, c’est le passage de 4′ à 4′30, la copie de l’arrêté municipal : interdit de s’asseoir, interdit de boire, interdit de promener son chien ; circulez, y a rien à voir, ou alors consommez, en terrasse. C’est terrifiant. C’est révoltant.
Commentaire par yvalin — Mercredi 2 mai 2007 @ 23:53