32%
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Et après on dit que la jeunesse cause des problèmes…
Commentaire par Polo — Lundi 26 février 2007 @ 16:39
« Mieux vaut garder le silence et passer pour un imbécile… que d’ouvrir la bouche et dissiper tous les doutes »
C’est, manifestement, l’idée que le vidéaste a voulu faire passer avec son diptyque.
Alors bon… manifestement, notre ami djeune sarkozyste n’est pas un as de la rhétorique et aurait même plutôt tendance à se prendre les pieds dans ses définitions…
Mais était-il pour autant nécessaire de consacrer UN FILM ENTIER à cette maladresse ?
Je veux dire : 31% se suffisait amplement à lui-même, car il n’abordait pas les choses trop frontalement et laissait subsister un doute, un questionnement sur le garçon (est-il sincère ? naïf ? roué ? a-t-il une rhétorique politique implacable ou la fraîcheur maladroite d’un jeune tendron ? etc.)
32% lève tous les doutes, et fait d’une silhouette intéressante un personnage univoque un peu bêta (peu aidé, il faut le dire, par l’interview un peu poussive).
Je trouve ça dommage.
Commentaire par Vivons heureux en attendant Sarko — Lundi 26 février 2007 @ 17:01
Un type qui bafouille pour dire ses idées ne saurait être totalement mauvais. Et il tente une dialectique entre séduire et convaincre, mais surtout, il dit que ces deux verbes sont équivalents. Et il précise que si le peuple est convaincu, ce sera pour son bien. On appelle ça la communication qui est un euphémisme pour dire technique de manipulation: je te séduis par un slogan et une image, et tu crois que je t’ai convaincu par la pertinence de mon argumentation. Il le dit. Plus tard, il apprendra à être plus roublard, et il ne le dira plus.
Commentaire par pascal b — Lundi 26 février 2007 @ 20:53
Tout à fait d’accord avec Pascal
Je n’ai pas été séduite, encore moins convaincue, mais j’aime bien ce film
Si l’interview paraît « poussive » (un peu exagéré mais bon) n’est-ce pas justement parce qu’il y a un peu affrontement ? et maladresse, et, pour ma part, une conception de la politique et des propos qui me font bondir(le bien être pour la majorité, le pouvoir d’achat cité en 1er, et la séduction toujours mise au coeur de la politique…)
Justement, ça réveille. Le réalisateur ne glisse pas vers l’affrontement, ni vers la séduction. l’interviewé non plus, finalement. et ça rappelle que c’est jamais facile de parler avec quelqu’un de l’autre bord. ni de l’écouter.Et pourtant, ça serait pas ça aussi, la politique ?
Commentaire par LN — Mardi 27 février 2007 @ 0:30
Je pense que je semble aussi « bêta » que l’interviewer à ce moment de l’ITV, pour reprendre le mot, avec mes questions insistantes. Ce jeune militant est au contraire tout à fait capable de tenir un discours très construit et très clair dans ses idées. J’ai gardé ce passage de notre longue discussion car il y a là le doute de chacun qui est sensible. On joue sur le sens des mots, on cherhce ce que chacun pense au fond, on se protège, on essait de faire dire des choses, d’obtenir un approbation de l’autre… et comme dit LN,il n’est pas simple de s’écouter, de parler, d’essayer de se compendre quand on a pas la même culture idéologique. Pourtant il faut bien vivre ensemble, alors let’s talk about it…
Commentaire par Anonyme — Mardi 27 février 2007 @ 11:38
et François, on t’a reconnu…Tu as du oublier de laisser ton prénom, mais tu n’es pas très « anonyme »!
Commentaire par centjours — Mardi 27 février 2007 @ 14:25
En réponse à Pascal B :
La différence entre convaincre et persuader, raison et sentiment, etc. est au programme de la classe de seconde…
Pour ma part, je trouve donc un peu trop « explicatif » et « surligné » le fait d’avoir gardé ce moment où le militant utilise (et se perd un peu dans) ces deux notions.
Il me semble que le précédent volet (31%) reposait aussi sur cette dualité ; mais il avait (à mes yeux) le mérite de ne pas l’expliciter à haute voix – et c’était alors au spectateur de s’impliquer et se poser ces mêmes questions.
Ici, je trouve ça trop frontal. Cette dualité entre conviction et persuasion, idées politiques et séduction racoleuse, nous est assénée par le discours, alors qu’elle était plus habilement suggérée par les images.
Commentaire par Vivons heureux en attendant Sarko — Mardi 27 février 2007 @ 14:31
L’auteur du film a répondu: il n’a pas voulu piéger son interlocuteur, il a voulu montrer une parole qui se cherche, un dialogue qui se cherche; vous n’y êtes pas sensible, voila tout. Et je suis heureux de savoir que j’ai le niveau seconde; c’est toujours ça. Quant au message implicite de 31%, je ne l’ai pas vu comme vous. Il me faudrait d’autres images, celles d’un meeting de Royal, par le même auteur, pour en penser quelque chose. J’y ai vu des gens bien habillés, des chaussures bien cirées, un jeune homme qui place le public avec tact, et ce serait « implicitement » une critique de la séduction en politique?
Commentaire par pascal b — Mardi 27 février 2007 @ 18:23
Convaincre ou séduire, ce n’est pas ce qui m’a le plus interpellé. Sinon que peut-être Cyril hésite entre ces deux notions pour définir son engagement dans sa famille politique. Ça pourrait presque ressembler à de l’amour …
Dans ce film, ce que je trouve très beau, c’est la raison que donne Cyril de son militantisme « apporter une meilleure qualité de vie ». c’est pour lui le but de la politique. Bien sûr on pourra ergoter longtemps sur le fait qu’il n’apporterait cette qualité qu’à « une majorité » (pourquoi pas à tous?), que tout ne se résume pas au pouvoir d’achat, que le meeting où il se trouvait faisait plus penser à l’attente d’une star de la chanson…
Non, ce que je retiens ici c’est son sourire, son désir d’apporter quelque chose aux gens, de s’ouvrir au monde et même de parler avec des gens qui ne sont pas de son bord.
Sa générosité dans 31% comme dans 32% fait plaisir à voir, …même si je préfèrerais qu’elle s’exprime sous d’autres bannières !
Commentaire par yvalin — Mercredi 28 février 2007 @ 0:38
En réponse à Pascal B : oui, 31% suggérait déjà l’entreprise de séduction inhérente à la politique de masse actuelle… Pour s’en convaincre, il suffit de relire le commentaire de ce cher YVALIN, qui trouvait à ce début de meeting des airs d’avant-concert/spectacle…
Tout était donc déjà présent dans 31%. En ce sens, il me semble que 32% constitue une redite un peu trop lourdement explicative.
Commentaire par Vivons heureux en attendant Sarko — Mercredi 28 février 2007 @ 15:52
En réponse à « vivons heureux etc.. », s’il s’agit de dénoncer la politique-spectacle, d’accord; et comme vous le diriez, même un(e) élève de seconde, malheureusement (je souhaiterais plus de naïveté à ces âges),le remarquerait. Si nous sommes d’accord pour dire que cela est commun à la « gauche » Royaliste, au centre Bayrouiste, et à la droite de l’antipathique Sarkozy, nous sommes peut-être d’accord. Je tenais à souligner que l’auteur n’a pas agi, il le dit, pour faire marcher quelque connivence « de gauche » contre le jeune barbu interrogé. Il a raison et pour dénoncer Sarkozy et ses charters, il y a un combat de tous les jours, loin de la salle de spectacle des meetings. Et pour moi, 31 et 32% ne sont pas redondants: 1: la politique comme spectacle; 2: la politique comme parole de pub. Reste: 3: c’est quoi la gauche? des réponses partielles sont dans d’autres films.
Commentaire par pascal b — Mercredi 28 février 2007 @ 21:16
Juste un merci à François et Cyril d’avoir choisi de se faire confiance, et de livrer quelque chose de soi et de ce en quoi on s’investit, lors d’une rencontre que les différences n’empêchent pas d’être vraie.
Oui, à mon sens cela contribue à construire un espace public plus riche et humain, et c’est donc de la – bonne – politique.
Commentaire par Marcello — Vendredi 2 mars 2007 @ 23:37